Eulogie pour Marie Solange Joseph

Biographie Marie Solange Joseph

 

A 11 heures du soir le 6 janvier 1943, est née Solange Joseph ma mère. A 11 heures du soir le 3 mars 2009, ma mère a rendu l âme. Le chiffre 11, qu’il soit heure ou date restera marquant pour la vie de ma mère.

          A l’age de 6 ans, elle est rentrée à l’école Nationale de Dejoie (section rurale de la commune des Chardonnieres) où elle a accomplie la classe de moyenne I . Elle a laissée l’école pour être logée au pair chez la famille François Saint Dic. A la mort de Francois Saint Dic, elle a été reçue chez les sœurs des Chardonnieres où elle a reçu les premières notions en cuisine et en couture. Bouleversée par la maladie, elle est rentrée à Docano, sa terre natale pour se récupérer. Apres son rétablissement, maintenant elle peut voler de ses propres ailes. Elle s’installe a Fiervil pour offrir a la localité son savoir faire en couture.

          Durant ses vas et viens entre Fiervil et Port a Piment, coquette et élégante, elle a rencontré l’homme d affaire Franck Lubin, mon père. Dans son agenda, mon père nous a confié qu’il n’avait pas un plan à long terme pour ma mère. Cependant pour les grands et délicats services qu’elle lui a rendus, pour les sacrifices et les peines qu’elle s’est donnée pour mon père, pour la ponctualité et l’obéissance qu’elle a mise a ses ordres, pour l’assistance, le courage et la consolation qu’elle a apporte a mon père dans ses heures noires et de troubles. Il a enfin épousé ma mère.

          Ma mère avait un ensemble de qualités et de talents rare. L’art, la compréhension des autres, la sérénité. Elle était forte la ou mon père était faible. Par exemple elle savait gérer ses relations avec les autres, c’était le point faible de mon père. En dépit du fait que mon père avait une économie florissante, elle travaillait la couture avec art et sagesse. Apres que les Duvaliers  aient incendies la Compagnie de mon père, avec la couture ma mère prenait soin de la maison. ‘Le twal ou pa kont pou fè rad mété sou ou, Matante So    toujou la pou l baw yon kout sizo kap fèw plézi’.

 

 

Ses trois enfants  Phedo, Diane et moi-même, viennent de perdre un être extrêmement cher. ‘L’eternel nous a donne, il nous a repris, que son nom soit loué’

 

                                                                   Par Fedine LUBIN.

Fund Raising Log

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Konbit for Port-a-Piment         Balance  
Check/Cash Dated  Donation   Total   Disbursement   KPP 
Check 09/16/08  $     500.00      
Check 09/18/08  $     400.00      
Cash 09/18/08  $       20.00      
Check 09/18/08  $       20.00      
Check 09/19/08  $     100.00      
Check 09/19/08  $       50.00      
Check 19-Sep  $     100.00      
Check 09/19/08  $     100.00      
Check 09/20/08  $       80.00      
Check 09/21/08  $     100.00      
Check 09/21/08  $       50.00      
Check 09/22/08  $       50.00      
Check 09/24/08  $     100.00      
Check 09/26/08  $     100.00      
Check 09/27/08  $     630.00      
Check 09/29/08  $     100.00      
Check 09/29/08  $     100.00      
Check 09/29/08  $       50.00      
Check 10/04/08  $     200.00      
Check 10/04/08  $       50.00      
Total [16] checks Deposited  $  2,900.00  $ 2,900.00    
   10/01/08  $     200.00      
  10/11/08 $       50.00      
  10/13/08  $     100.00      
  10/14/08   $    100.00      
  10/15/08   $    725.00      
 Total [5 ]checks Deposited  $  1,175.00  $ 1,175.00    
Check 10/21/08  $ 515.23      
 Check  11/14/08 $ 50.00      
Check  11/18/08  $ 25.00      
Checks[2]   01/21/09  $ 75.00      
Cash  01/03/09 $  204.62   869.85    
TOTAL Amount at GIPPN           $4944.85  *($2824.85)  **$2120.00 
*Disbursements include $213.56 shipping costs+111.29 additional clean-up expenses occured.
** As of 2/20/09 all funds [$2120.oo] have been transferred from GIPPN to KPP [ Konbit Pou Pôtapiman] account at UniBank in Cayes , Haiti. 
 

Port-à-Piment 2 Février 2009

A Port-à-Piment, ce lundi 2 Février 2009, j’ai trouvé une ville toujours  souriante malgré les catastrophes qu’elle a subies. Cependant la peur règne au moindre changement du ciel. Les gens nous le disent fort et haut ; « depi tan an mare nou pa viv ». Ils ont raison. J’en ai fait l’experience. En effet , un après-midi, aux environs de cinq heures, le temps était sombre et le ciel commencait à devenir très nuageux. L’ allure des gens n’était plus la même ; on marchait beaucoup plus vite et  le va-et-vient des bicyclettes devenait  trop rapide : un « mache prese » résumerait  l’ambiance. Les gens étaient nerveuses. Je demandais aux passants de quoi il s’agissait et la réponse ne se faisait pas attendre ; « mesye, ou pa wè tan an. Si lapli tonbe, nou pral genyen gwo pwoblem ».  Je comprenais le message. Et je me sentis aussitôt menacé car ils savent fort et bien de quoi ils parlent. Ils étaient victimes des ouragans Gustave et Hanna quand la ville fut inondée.


La rivière de Port-à-Piment  peut à tout moment reprendre le chemin qu’elle s’était  frayé lors du passage des ouragans derniers. Notre belle ville est appelée à disparaitre si rien n’est fait pour endiguer la rivière et protéger la ville par une ceinture de beton ou gabion bien structurée.  La saison cyclonique est à deux pas, il nous faut une solution.


J’avais dès Octobre dernier écrit à la Première Ministre sur la situation critique de la population portapimentaise. Elle m’avait aimablement répondu que Port-à-Piment figurait sur la liste des priorités et qu’elle ferait tout pour nous venir en aide. Cependant, jusqu’à présent aucune solution n’a été  offerte. La population attend et espère une solution des autorités centrales.   Au secours!


Pour tous ceux et celles qui avaient connu la rivière de Port-à-Piment de GranPass à GranRivyè en passant par Paskoma, la rivière s’étendait en largeur sur une dizaine de mètres. Tenez-vous bien, aujourd’hui elle dépasse les 150 mètres. Pour avoir une idée réelle , je vous recommande de jeter un coup d’œil sur ce lien :

http://picasaweb.google.com/frantzphoto/RiviereDePortAPimentGranPassPaskomaAnbalarivye#

Frantz [milou]

Konbit Pou Pòtapiman